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BRUNSWICK-LÜNEBURG, Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de

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Né à Wolfenbüttel, en Allemagne, Karl Wilhelm était duc de Brunswick-Lüneburg de 1780 à sa mort et régnait sur la subdivision de Wolfenbüttel du duché.
Jusqu’à Valmy et Iéna, Karl était considéré comme un maître de la guerre de l’époque. Il était également un despote cultivé et bienveillant sur le modèle de Frédéric le Grand. Il épouse Augusta, une sœur de George III de Grande-Bretagne.
Après avoir reçu une éducation variée, Karl vit sa première action militaire dans la campagne d’Allemagne du Nord de 1757 pendant la guerre de Sept Ans, sous le prince William Augustus, duc de Cumberland. Ses actions courageuses à la bataille de Hastenbeck où il charge à la tête d’une brigade d’infanterie lui valent beaucoup d’admiration, ce qui le pousse à choisir une carrière militaire. Il allait bientôt être reconnu comme un maître de la guerre irrégulière. Quant aux combats plus formels, son action à Minden et Warburg le fit apprécier comme un excellent subordonné.
À la fin de la guerre de Sept Ans, Karl épouse Augusta, la fille de Frédéric, prince de Galles (père du futur George III). Devenu duc de Brunswick en 1780, il réussit (avec l’aide de son ministre, Feonçe von Rotenkreuz) à sauver l’État de la faillite dans laquelle la guerre l’avait amené. Sa réputation de souverain modèle a grandi en raison de son succès dans la vie politique et militaire.
En effet, il est devenu la forme par excellence du despote bienveillant du XVIIIe siècle: bien qu’il ait été aussi sage, économique, prudent et bienveillant qu’il a été supposé l’être, c’est une autre question. En tant que maréchal de Prusse (1787), il a rendu d’importants services au roi de Prusse et a été très occupé dans la gestion de son régiment et s’est fréquemment engagé dans les affaires diplomatiques et autres affaires de l’État. Comme le monarque prussien Frédéric-Guillaume III, il avait un goût prononcé pour la prudence, essayant de garder son duché de tous les enchevêtrements étrangers. Sans cette prudence excessive, il aurait pu être un autre Frédéric le Grand (en fait l’oncle de Karl). En tant qu’adepte enthousiaste de la politique germanique et anti-autrichienne de la Prusse, il rejoignit le Fürstenbund, dans lequel, comme il avait maintenant la réputation d’être le meilleur soldat de son temps, il était le commandant en chef de l’armée fédérale.
La  » feuille blanche  » de Brunswick fut cependant considérablement ternie par ses actions pendant la Révolution française au début de l’été 1792. Lors de la déclaration de guerre de la France contre l’Autriche, votée le 20 avril 1792, l’Empereur catholique Léopold II et le roi protestant de Prusse Frédéric-Guillaume II avaient combiné leurs armées et les avaient placées sous le commandement de Brunswick.
Son premier acte fut de publier la  » Proclamation de Brunswick  » ou  » Manifeste de Brunswick « , donnée à Coblence le 25 juillet 1792, menaçant de guerre et de ruine les soldats et les civils, si les républicains blessaient Louis XVI et sa famille. Destinée à menacer le public français de soumission, elle a eu exactement l’effet inverse. Il a contribué au début des guerres révolutionnaires françaises. Il a moins de succès face à l’armée citoyenne très motivée qui l’a rencontré à Valmy. Après avoir sécurisé Longwy et Verdun sans résistance sérieuse, il se retrouva inopinément largement en infériorité numérique à Valmy, fit demi-tour par une simple escarmouche et évacua la France. Lorsqu’il contre-attaqua les Révolutionnaires français qui avaient envahi l’Allemagne, en 1793, il reprit Mayence, mais démissionna en 1794 pour protester contre l’ingérence de Frédéric-Guillaume II de Prusse.
Il reprend le commandement de l’armée prussienne en 1806 (à l’âge de 71 ans !) mais fut mis en déroute par le maréchal Davout de Napoléon à Auerstedt et mourut des suites de ses blessures. En tant que commandant en chef du corps principal de l’armée prussienne, Brunswick est mortellement blessé au début de la bataille d’Auerstadt, alors qu’il dirigeait une division de renforts qui venait d’arriver sur le champ de bataille. Galopant à la tête de ses troupes, il s’approche trop des tireurs d’élite français et une balle lui traverse l’œil gauche. Le duc mourut trois semaines plus tard de sa blessure.
Son successeur, Friedrich Wilhelm (1771 – 16 juin 1815), qui fut l’un des opposants les plus acharnés à la domination napoléonienne en Allemagne, prit part à la guerre de 1809 à la tête d’un corps de partisans ; s’enfuit en Angleterre après la bataille de Wagram, et revint à Brunswick en 1813, où il leva de nouvelles troupes. Il est tué à la bataille de Quatre Bras.
Sources;
Lord Edmond Fitzmaurice, Charles William Ferdinand, Duc de Brunswick: Une étude historique, 1735-1806,: Longmans, Green, 1901.
Allgemeine deutsche Biographie, vol. ii. (Leipzig, 1882)
Arthur Chuquet, Les Guerres de la Révolution: La Première Invasion prussienne (Paris)

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